CATALOGUE POUR

LE MUSEE BOTANIQUE DE CRETE

Kolimpari

2008

AVANT PROPOS

 

 

En 2006, l’Académie Orthodoxe de Crète acceptait de recueillir dans ses locaux l’herbier que j’avais pu constituer dans les années 1960/1970 dans la grande île grecque. Faire revenir ces végétaux dans leur lieu de naissance ne me paraissait pas une si mauvaise solution pour préserver les quelques 6000 échantillons qui sommeillaient dans mes armoires.

Monsieur A. PAPADEROS, Directeur de l’Académie me proposait alors,  à partir de ces plantes,  de réfléchir à la mise en place d’un « Musée Botanique », mettant à la disposition de l’herbier, un bâtiment de deux étages entièrement rénové.

Malgré le caractère inhabituel de cette proposition, j’acceptais d’aider l’Académie à la mise en place de ce musée. Avec d’autant plus d’enthousiasme que le bâtiment pouvait servir à constituer un Laboratoire Botanique équipé pour un travail moderne dans cette Science. Le chercheur intéressé pouvait loger au musée et disposer de tous les outils de travail nécessaires.

 

Le projet a vu le jour en 2008 et n’attend plus que… les Visites des Botanistes et Amateurs de Plantes !

Le Cadre Crétois.

Par son ancrage au cœur de la Méditerranée, son climat d’une douceur exceptionnelle, l’ancienneté de son histoire géologique, et par son isolement relatif des grandes masses continentales en place, l’île de Crète a vocation à constituer un remarquable sanctuaire pour la flore qui y croît.

Le Musée Botanique de Kolimpari  situé au Nord Ouest de l’île, dans l’une des régions les mieux loties climatiquement, devrait être un instrument privilégié, à la fois pour présenter la flore crétoise au Grand Public et pour participer à la préservation des plantes qui la composent.

           

Ces objectifs seront d’autant plus aisés à réaliser que le musée bénéficie de trois outils conséquents :

 

1- L’Herbier "Jacques Zaffran", une collection de plantes sèches récoltées dans les années 1960, enrichie aujourd’hui par de nouvelles récoltes ;

 

2- Un Laboratoire équipé permettant à un botaniste, amateur ou professionnel, de pouvoir étudier ses récoltes dans les meilleures conditions ;

 

3- Un terrain ayant vocation à recevoir toutes sortes de végétaux vivants en culture.

 

Dans ce catalogue sont  regroupées des données, documents, et éléments d’analyse susceptibles de servir quiconque s’intéresserait à la flore crétoise.

Histoire de la botanique en Crète.

 

Les premiers botanistes font de courts séjours dans l’île, essentiellement sur la  côte nord : MONARDES (1675), TOURNEFORT (1718), BELON (1753). Leurs récoltes sont suffisamment intéressantes pour inciter les meilleurs botanistes européens à faire le voyage de Crète au XIXe° siècle : parmi les meilleurs on peut citer SMITH (1806), SIEBER (1828), BOISSIER (1867), RAULIN (1869).

Au siècle suivant, malgré les deux guerres mondiales, la Crète est visitée par de grands noms de la botanique : BALDACCI (1900), DORFLER (1905), HALACSY (1908).

Puis RECHINGER s’impose et publie en 1943 la première (et seule) « Flora Aegaea » (2), livre de chevet des botanistes jusqu’à aujourd’hui. Un élève de RECHINGER : GREUTER, prend le relais et fait paraître de nombreux compléments à cette flore.

En 1993, TURLAND  & Al. publient une mise au point très complète sous la forme d’un catalogue raisonné : « Flora of the cretan area » (3).

Le cadre géographique.

 

L’île de Crète occupe le centre du bassin méditerranéen, à égale distance de la Tunisie et d’Israël dans le sens Est Ouest ; entre la Grèce continentale et la Libye dans le sens Nord Sud. Le 35° parallèle passe à Ierapetra, à Sfax en Tunisie et à Famagouste à Chypre.

La géographie crétoise montre deux caractéristiques : l’importance de l’élément montagnard et la dissymétrie morphologique de la zone côtière.

1 - La montagne.

Environ la moitié du territoire crétois est situé au-dessus de 700m d’altitude. En 1972, Bonnefond, un géologue français a observé fort justement que : « la Crète fonctionne comme quatre blocs montagneux distincts, correspondants aux régions où l’île est la plus dilatée, séparés par des isthmes de terres plus basses ». Nous verrons plus loin que l’histoire géologique de l’île explique parfaitement cette observation. Ces quatre blocs montagneux sont d’Ouest en Est : les Lefka Ori (2452m au Mt. Pachnes), le Psiloriti ou Ida (2456m au Mt. Timios Stavros), le Dikté (2141m au Mt. Aphendi Christo), l’Aphendi Kavousi (1476m).

 

    

Entièrement calcaires, ces massifs sont caractérisés par une forte représentation du karst, de l’éboulis, de la falaise. Plusieurs dolines et poljés (bassins fermés où se sont déposées des argiles de décalcification) s’y rencontrent.

2 - Le littoral.

La côte Nord, très découpée, est une succession de presqu’îles, caps, baies et golfes. La côte Sud, au contraire, est rectiligne et peu découpée.

La Géologie.

 

Les terrains anciens sont très peu nombreux en Crète. Quelques schistes à Mizzia, une algue permienne, des formations triasiques à Isocrinus,… Il est possible que dès cette époque, à l’ère primaire, des émersions aient fait apparaître les quatre massifs crétois sous la forme de quatre îles séparées par des bras de mer.

Sur cet élément géologique ancien, ce sont essentiellement des calcaires et des dolomies qui se sont ensuite déposés en formations puissantes, jusqu’à 2500m d’altitude.

À l’Oligocène, les quatre îles se sont unifiées en un ensemble lui-même pris dans un « arc égéen » reliant le Péloponnèse à la Turquie. Cet arc est actuellement effondré laissant en place un chapelet d’îles entre les masses continentales.

À la fin du Pliocène, la Crète possède en gros son tracé actuel.

 

La Climatologie.

 

En hiver, le bassin oriental de la Méditerranée est occupé par une zone de basses pressions coincée entre deux zones de hautes pressions, cet ensemble se déplaçant en fonction des vents dominants. Quand les vents du Nord dominent, la Crète a un hiver froid et pluvieux. Il est doux et sec quand ce sont les vents du Sud qui s’imposent.

En été, les pressions sont toujours plus fortes sur la mer Egée que sur l’Afrique. Des vents étésiens (meltems) se forment, venant du Nord.

Le climat crétois est typiquement méditerranéen : longue saison sèche d’été et précipitations de Septembre à Mai ; ensoleillement important et faible nébulosité en été.

- Températures. Le gel ne joue pratiquement aucun rôle dans les parties basses en Crète. Alors que la latitude très basse tend à tirer les températures vers le haut, l’insularité agit en sens inverse, entraînant des printemps courts et tièdes et des automnes doux et longs.

- Précipitations. Elles présentent quelques caractéristiques importantes en Crète : à altitude égale, les précipitations vont en décroissant d’Ouest en Est ; un gradient similaire se manifeste du Nord au Sud, le premier étant plus arrosé, le second plus sec ; les précipitations, surtout sous forme de neige augmentent avec l’altitude.

 

Faute de données, nous n’avons que des estimations en montagne. Les quantités de pluie semblent importantes cependant : 2 à 3m de pluie sur les Lefka Ori (un peu plus que sur le massif du Pinde dans le Nord de la Grèce) ; 1,5 à 2m sur le Psiloriti et sur le Dikté. Seule une partie de ces précipitations profite à la végétation pour plusieurs raisons : leur répartition inégale tout au long de l’année (la quasi-totalité de l’eau tombe pendant les quelques mois pluvieux alors que l’été n’en reçoit que très peu) ; la violence et la rapidité des pluies, jointes à un ruissellement intense, empêchent les plantes d’utiliser une grande partie de l’eau tombée ; les formations karstiques de haute montagne, enfin, engloutissent une grande partie des précipitations dans les nombreuses grottes et fissures altitudinales. Malgré l’abondance des pluies, la haute montagne peut ainsi être considéré comme un milieu xérique.

Flore et Végétation.

 

La flore d’un lieu donné, une région, un pays, un continent, regroupe l’ensemble des plantes qui s’y trouvent à un moment donné. Elle dépend, d’une part du peuplement originel du lieu considéré, et, d’autre part de l’ensemble des événements qui ont pu affecter ce peuplement au cours du temps. Ces événements peuvent être divers : disparition ou apparition de taxa, cataclysmes naturels ou artificiels affectant la zone géographique en question,… Ainsi les Cactées sont presque exclusivement américaines car leur mise en place s’est fait après l’isolement du continent américain des autres continents et que le groupe n’est pas apparu en un autre endroit. La flore d’un lieu est tributaire de l’histoire de ce lieu. De plus, comme pour tout événement historique, le facteur temps joue un rôle fondamental dans la mise en place d’une flore.

La végétation en un lieu donné est un concept différent. La flore pouvant être mise en place en un lieu donné, ne s’installe pas automatiquement et obligatoirement. Les facteurs de milieu (climat, géologie, pédologie) vont effectuer un tri parmi les taxons possibles en favorisant certains, en éliminant d’autres. Un milieu sec éliminera les plantes ayant d’importants besoins en eau ; un milieu froid ne permettra pas aux végétaux thermophiles de s’installer, etc.

L’étude botanique d’une région ne sera complète que si sont décrites complémentairement sa flore et sa végétation.

 

1 - La Flore Crétoise.

 

Les premières indications disponibles grâce à la découverte de fossiles sont datées du Miocène, à la fin de l’ère Tertiaire. La paléontologie laisse supposer que le climat crétois était alors sensiblement plus chaud qu’actuellement. Les éléments floristiques en Crète étaient divers.

                        

- Dans les zones les plus chaudes et les plus humides, la flore était tropicale permettant à de nombreux mammifères de subsister : Hipparions, Rhinocéros, Girafe, Gazelles. Les végétaux constituant cette flore ont ensuite complètement disparu à la suite des changements climatiques.

- Un second élément floristique dans les parties moins chaudes du territoire était constitué de forêts sclérophylles méditerranéennes, celles-là même qui sont encore en place aux altitudes moyennes de l’île : chênes, érables, etc.

- Plus en altitude, le climat froid et humide aurait permis l’installation d’une flore de type « pontique », aujourd’hui disparue à l’exception de quelques reliques comme Zelcova abelicea. Cet élément était marginal par rapport à la Méditerranée. Il serait aujourd’hui remplacé par des « xérophytes en coussinets » : Astragalus, Coridothymus, Prunus,...

Les caractéristiques de la flore crétoise sont :

- Sa pauvreté. Nombre de botanistes ont eu tendance à surestimer le nombre des espèces présentes en Crète : 2000 pour GANDOGER, par exemple. Il semble que 1400 soit plus proche de la réalité. De nombreuses plantes ont été indiquées en Crète en se basant sur d’autres régions similaires. L’exemple classique est celui du pin noir, Pinus nigra, qui existe dans d’autres îles méditerranéennes (Corse, Sardaigne) ainsi qu’en Grèce continentale mais qui n’existe pas en Crète.

Plusieurs causes peuvent rendre compte de la pauvreté de la flore crétoise. L’ancienneté de l’île, tout d’abord, dont l’isolement n’a pas permis l’implantation d’espèces nées sur le continent. Ainsi, lors des glaciations, de nombreux arbres septentrionaux (chênes, conifères montagnards par exemple) ayant atteint les rivages continentaux n’ont pu aborder en Crète. Certaines espèces qui se trouvaient en Crète dans les temps anciens ont pu disparaître de l’île sous l’action de l’Homme. L’isolement est ici, de façon indirecte, le facteur d’appauvrissement de la flore.

- Sa richesse en éléments de la flore tertiaire. Paradoxalement à l’effet précédent, certaines espèces tertiaires ayant disparues du continent au retrait des glaciers ont pu subsister en Crète sous forme de reliques dans certains milieux privilégiés. Ces reliques seraient très nombreuses, plus de 700 probablement.

C’est la falaise calcaire, biotope très répandu sur les sommets crétois, qui a fourni incontestablement le meilleur sanctuaire pour les plantes tertiaires arrivées en Crète. Ces végétaux sont souvent des endémiques de l’île. Elles se répartissent dans de nombreuses familles botaniques.

 

Caryophyllaceae : Arenaria, Gypsophila, Petrorraghia,

Rubiaceae : Asperula, Galium,

Brassicaceae : Alyssum, Erysimum, Arabis,

Labiateae : Origanum, Satureia, Teucrium,

Borraginaceae : Myosotis, Symphytum, Onosma,

Asteraceae : Inula, Staehelina.

 

Un autre milieu ayant tenu le rôle de sanctuaire sur les massifs crétois est l’éboulis, parfois très anciennement mis en place sur les pentes d’altitude. Parmi les endémiques remarquables dans ce milieu, on peut citer les genres Alyssum, Cicer, Silene, Dianthus, Peucedanum, Cynoglossum,...

Le dernier milieu ayant mêmes caractéristiques que les précédents est la « guarride à xérophytes en coussinets » où l’on trouve parmi les endémiques quelques-unes des plantes les plus typiques de l’île : Acantholimon ulicinum, Satureia spinosa, Asperula idaea, Astragales diverses, Verbascum spinosum, Anchusa caespitosa.

Certains phénomènes évolutifs semblent liés à l’insularité. L’endémisme, déjà rencontré, joue un rôle de premier plan en Crète bien que limité (15% des taxa environ). Les affinités biogéographiques des endémiques nous renseignent fort bien sur les liens ayant pu exister pendant la mise en place des flores entre la Crète et les territoires plus ou moins voisins.

                        

- 40% de ces endémiques sont voisines de taxons est-méditérranéens. Citons comme exemples : Asplenium aegaeum, A. creticum, Campanula jacquini, C. aizoides, Scutellaria hirta, S. sieberi, Paronychia macrosepala, Centaurea lancifolia, Origanum dictamnus, Ebenus cretica, Staehelina petiolata, Teucrium cuneifolium, Calamintha cretica, Ricotia cretica.

- 20% appartiennent à l’élément floristique balkanique : Draba cretica, Alyssum sphacioticum, A. fragillimum, Asperula idaea, A. rigida, Arabis cretica, Sedum idaeum, Galium fruticosum, G. incurvum, Campanula saxatilis, C. pelviformis, Securigera globosa, Dianthus juniperinus.

 

- L’élément asiatique comprend des espèces comme Phagnalon pumilum, Scilla nana, Petromarula pinnata, Aster creticus, Ranunculus cupreus, Eryngium ternatum, Campanula cretica, Zelcova abelicea, Hypericum amblycalyx, H. trichocaulon.

 

- Dans l’élément euro-septentrional enfin on retrouvera Crepis sibthorpiana, Verbascum arcturus, Sesleria doerfleri, Sanguisorba cretica, Bellis longifolia.

 

- Dans la région de Hierapetra, la moins arrosée et la plus chaude de l’île, on pourra également noter la présence de plantes d’origine africaines, voire sahariennes : Plantago albicans, Fagonia cretica, Aristida caerulescens, Zygophyllum album,...

 

2 - La Végétation crétoise.

 

Dans le même temps, le milieu agissant sur la flore disponible va l’organiser suivant certaines règles reconnues depuis fort longtemps par les botanistes. Les principes de base de cette organisation sont simples : chaque plante, en fonction de ses besoins va occuper le territoire (les botanistes parlent de « niches ») où elle pourra assurer sa vie. Un arbre se retrouvera plutôt en milieu humide, une plante supportant un sol salé se développera en bord de mer, etc.

Le résultat global sera un « étagement de la végétation » depuis le bord de mer jusqu’aux plus hauts sommets.

Plus finement, les plantes ont tendance à s’organiser en « associations végétales », elles-mêmes regroupées en ordres, classes, etc sur le modèle des espèces. Chaque milieu, en fonction de ses caractéristiques, aura ainsi tel ou tel type de couverture végétale.

Exemple : Dans l’éboulis de haute montagne on pourra trouver « l’Alysso-Silenetum Variegatae » association végétale caractérisée par Alyssum fragillimum et Silene variegata.

Reprenant les données floristiques définies plus haut, on peut tenter d’esquisser un cadre général de l’étagement des formations végétales en Crète.

 

- Au bord de la mer, dans toute la zone soumise aux embruns, seules les plantes susceptibles de supporter une certaine teneur en sel du sol pourront s’installer. Comme sur tout le pourtour méditerranéen, ce sont des plantes comme Crithmum maritimum, Euphorbia paralias, Diotis maritima, Pancratium maritimum, Eryngium maritimum qui formeront quelques associations, identiques à celles que l’on peut rencontrer depuis l’Espagne jusqu’en Israël, en passant par l’Afrique du Nord et l’Italie.

- En arrière des formations littorales, également identiques tout autour de la Méditerranée, la Crète possède des groupements où dominent Pistacia lentiscus, Olea europaea, Ceratonia siliqua.

- Les forêts de sclérophylles méditerranéenne qui prennent la suite sont parmi les plus vigoureuses de Crète. Les arbres qui les constituent sont essentiellement des chênes : Quercus coccifera, Q. ilex ; des Conifères : Pinus brutia. Elles s’étendent parfois assez haut (1000m) en altitude.

- Les forêts de chênes à feuilles caduques. Ces formations vestigiales, peu  importantes quantitativement, regroupent des restes de formations très perturbées par l’Homme. Les espèces dominantes y sont Quercus pubescens et Q. brachyphylla.

- Au-dessus se trouvent des "forêts" à Acer creticus et Cupressus horizontalis et Zelcova abelicea, derniers représentants arborés en altitude.

- Les guarrides à xérophytes épineux en coussinets. Elles couvrent tous les sommets de montagne au-dessus des derniers arbres. On retrouve l’équivalent de ces formations sur de nombreux massifs montagneux aussi bien à l’Est (Taurus, Elbrouz) qu’à l’Ouest (Sierra Nevada, Atlas marocain). Le statut botanique de ces formations est mal défini : formations originales ou zones forestières dégradées, seules de nouvelles données pourraient permettre de trancher.

 

 

 

Conclusions

 

On peut considérer aujourd’hui que, sur le plan floristique, la Crète est globalement bien connue. Ce catalogue reprend systématiquement chaque famille afin de l'illustrer par de nombreuses photographies de plantes "prises sur le vif". Quand cela m'a semblé judicieux, j'y ai fait figurer des photos prises à partir d'échantillons d'herbier. C'est le cas notamment de plantes rares, difficiles à trouver, voire d'échantillons uniques décrits mais jamais retrouvés.

Quelques points faibles subsistent cependant dans notre connaissance de la flore. La flore hivernale, bulbeuses en particulier, devrait produire une nouvelle moisson de plantes originales. Les sommets montagneux, sont également des réservoirs de reliques où une exploration systématique et rationnelle devrait compléter notre savoir.

Beaucoup reste à faire, également en ce qui concerne la végétation. De nombreuses zones, les zones intermédiaires en particulier, devraient être explorées plus en détails.

Enfin, tout reste à faire dans les domaines les plus récents de la botanique : biologie moléculaire, génétique, pharmacologie, ethnobotanique.

           

De quoi occuper encore des générations de jeunes botanistes européens… à moins que l’augmentation drastique des troupeaux de chèvres et de moutons ne leur coupent l’herbe sous le pied ? Au sens littéral de l’expression !

Mises au point Floristiques et Illustrations

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